La ville s’engage donc à soutenir un prêt de 6 millions de la SPLA sur la Constance. (80% du prêt)
Nous avons dénoncé cette attitude au dernier conseil municipal.
Nous nous sommes exprimés au dernier conseil municipal pour dénoncer un projet jugé dépassé, risqué et en décalage avec les impératifs environnementaux et financiers actuels.
Derrière la récente décision d’accorder une garantie de prêt pour soutenir l’opération, se pose une question centrale : est-il raisonnable d’engager des finances publiques dans un projet d’une telle ampleur, alors même que son utilité et sa pertinence sont contestées ? Alors que le recours porté par les associations a de fortes chances d’aboutir ? Cette garantie n’est pas anodine. Elle traduit un choix politique fort qui expose la collectivité à des risques financiers significatifs, dans un contexte où les priorités devraient être réévaluées.
Le projet prévoit la construction de 3 600 logements et de plus de 40 000 m2 de bureau sur des terres aujourd’hui naturelles et agricoles. Cette artificialisation massive suscite une vive inquiétude. À l’heure où la transition écologique impose de préserver les espaces naturels, ce type d’aménagement apparaît en contradiction avec les engagements environnementaux affichés. L’étalement urbain qu’il induit renvoie à des modèles d’urbanisme d’un autre temps, peu compatibles avec les défis du XXIe siècle.
Par ailleurs, plusieurs incertitudes techniques et juridiques entourent encore le dossier. Des recours sont en cours, et certaines autorisations administratives font l’objet de contestations. Dans ce contexte, poursuivre le projet sans attendre les décisions définitives de la justice interroge. Cela donne le sentiment d’un passage en force, au détriment du débat démocratique et de la transparence.
Les critiques portent également sur la vision globale du développement urbain proposée. Plutôt que de concentrer les efforts sur la rénovation et la densification des zones déjà urbanisées, le projet privilégie une extension sur des espaces vierges. Une stratégie qui va à l’encontre des principes de sobriété foncière et de lutte contre l’artificialisation des sols.
Enfin, si la promesse d’un écoquartier est avancée, elle ne suffit pas à dissiper les doutes. La qualité environnementale des constructions ne compense pas la perte irréversible de terres naturelles ni l’impact global du projet sur le territoire.
Face à ces enjeux, il apparaît nécessaire de revoir en profondeur cette opération. Une réflexion plus large, intégrant les besoins réels en logement, la préservation des ressources naturelles et une gestion prudente des finances publiques, semble indispensable.

Partager la publication "Projet de la Constance malgré le recours des associations la ville continue"




