Zola un Aixois célèbre : fils d’immigré italien vénitien

Mon discours devant la plaque

Nous voici dans la rue Cardinale et le quartier Mazarin

Nous aurions aussi pu nous retrouver au 33 cours Gambetta ou dans la Traverse Silvacane, tout autant qu’ au Pont de Béraud, dans la rue Roux Alphéran,

Aussi bien qu’au cours des Minimes ou dans la rue Mignet qui à l’époque au XIXe siècle s’appelait d’ailleurs rue Bellegarde.

Nous aurions aussi pu nous retrouver dans tous ces lieux qu’il a habité.

Oui, un des Aixois, les plus célèbres a vécu toute son enfance et son adolescence dans ces rues aixoises et dans ce quartier.

Ces rues sont magnifiées dans l’image romanesque de Plassans.

Oui, ce sont les pierres d’Aix qui transpirent dans toute la saga des Rougon Macquart.

20 tomes de romans parlant d’Aix en l’appelant Plassans.

Oui Zola a rendu Aix célèbre aux quatre coins du monde avec ses œuvres traduites en plus d’une centaine de langues. C’est Zola qui permet aux lecteurs du monde entier de déambuler dans les rues aixoises du second Empire.

Mais pourquoi évoquer Emile Zola dans cette marche pour réveiller la mémoire d’accueil, de tolérance, de lutte, de résistances ?

Car si pour tous, Zola est un écrivain français, père du naturalisme et engagé pour le progrès et l’émancipation sociale. Si Zola est l’auteur du fameux J’accuse de l’affaire Dreyfus, peu savent qu’il est fils d’un immigré et un aixois d’adoption. Oui Zola est arrivé à Aix à l’age de 3 ans avec son père François Zola immigré vénitien.

C’est vers 1843 que François Zola est arrivé ici. Après les épidémies de choléra des années 1835 et 1837 qui avaient ravagé la Provence et Aix. François Zola, ingénieur est venu construire aux pieds de la Sainte Victoire, un barrage et des canaux qui portent d’ailleurs son nom.

Preuve que si les immigrés ne volent pas le pain des français ils peuvent même parfois leur apporter l’eau potable.

Hélas les conditions du chantier entrainèrent chez son père une pneumonie dont il mourra très vite. C’est donc avec sa seule mère, désargentée, que Zola déménagea de logements en logements. Du cours Gambetta à la Traverse Silvacane, du Pont de Béraud à la rue Roux alphéran. Du cours des minimes ou dans la rue Mignet pour finir dans la rue Mazarine.

Et c’est aussi dans ce quartier que Zola fera ses études au lycée Mignet anciennement collège Bourbon. Lui l’élève boursier, il y étudiera pendant 6 ans, avant de monter faire sa carrière journalistique et littéraire à Paris. C’est ici d’ailleurs qu’il se liera d’amitié avec Cezanne son camarade de classe et ami jusqu’à la publication du roman L’œuvre. Et c’est ici que ce fils d’immigré italien lira Alexandre Dumas, Victor Hugo, Lamartine et tant d’autres.

Nous aurions pu aussi aller au Pavillon Van Loo du nom du peintre Jean Baptiste Van Loo dont les ancêtres sont arrivés de Hollande à Aix au XVIIe siècle.

Nous aurions pu nous arrêter rue Gaston de Saporta, le scientifique Gaston de Saporta, d’une famille venue de Saragosse immigrée en France et à Aix au XVIIe siècle.

Nous aurions pu aller, rue Campra, Le musicien André Campra,  fils d’un immigré piémontais

Nous aurions pu aller, à la fondation Vasarely, du peintre Victor Vasarely peintre venu de Budapest en Hongrie en 1930,

Oui Zola comme beaucoup de célébrités aixoises et de nombre citoyens plus modestes et moins connus, est le fils d’un immigré même si sa gloire a oblitéré ses origines.

Alors oui Aix est une terre d’accueil, de tolérance et la vie aixoise de Zola en est la preuve.

Oui l’authentique identité aixoise n’est pas celle des agressions racistes à deux heures du matin mais celle du vivre ensemble. Car comme le disait Zola

Au cours des siècles, l’histoire des peuples n’est qu’une leçon de mutuelle tolérance

Elle doit s’appliquer plus que jamais face à tous les intolérants qui nous menace

 

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